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Métiers de la santé d’avenir | lesquels recrutent

Le secteur de la santé, et plus largement les métiers de la santé d’avenir, comptent parmi les rares domaines où les perspectives d’emploi à long terme restent solides, quelle que soit la conjoncture économique. Vieillissement de la population, augmentation des maladies chroniques, pénurie de soignants dans certains territoires : les besoins en professionnels de santé ne cessent de croître.

Selon l’étude Les métiers en 2030 publiée par France Stratégie et la Dares, environ 410 000 postes seraient créés entre 2019 et 2030 pour les médecins, infirmiers, professions paramédicales, aides à domicile et aides-soignants. Pour un lycéen ou un étudiant qui s’interroge sur son avenir, comprendre quels sont les métiers de la santé d’avenir, quelles études ils impliquent et où se situent les tensions de recrutement est une étape décisive avant de formuler ses vœux ou d’engager une reconversion.

Métiers de la santé d’avenir | lesquels recrutent

Temps de lecture : ~13 min

  1. Résumé en bref
  2. Pourquoi les métiers de la santé d’avenir attirent autant l’attention
  3. Les grandes familles de métiers dans le secteur santé
  4. Les métiers qui recrutent le plus d’ici 2030
  5. Les nouveaux métiers de la santé liés au numérique et à la e-santé
  6. Quelles études pour travailler dans la santé
  7. Les métiers de la santé accessibles sans bac+5
  8. Se reconvertir dans un métier de la santé
  9. Où les besoins sont-ils les plus forts en France
  10. Comment aider son enfant à s’orienter vers la santé
  11. Aller plus loin avec les métiers de la santé d’avenir
  12. FAQ

Résumé en bref

Voici les grandes parties abordées dans cet article :

Les points clés sur les métiers de la santé d’avenir

  • Pourquoi les métiers de la santé sont porteurs à l’horizon 2030-2040 : vieillissement, maladies chroniques et pénurie de soignants expliquent la dynamique du secteur.
  • Les grandes familles de métiers : du médical au paramédical, en passant par les métiers techniques et les industries de santé.
  • Les métiers qui recrutent le plus : infirmiers, aides-soignants, aides à domicile, médecins et professions paramédicales figurent en tête des créations nettes d’emplois.
  • Les nouveaux métiers liés au numérique et à la e-santé : coordination de soins, télémédecine et ingénierie biomédicale ouvrent de nouvelles perspectives.
  • Les études pour accéder au secteur santé : du diplôme d’État niveau bac+3 aux études médicales longues, un panorama des parcours possibles.
  • Comment s’orienter vers la santé sans bac+5 : les formations courtes et les voies paramédicales accessibles dès le bac.
  • Se reconvertir dans la santé : les dispositifs existants et les métiers les plus accessibles en cours de carrière.

Pourquoi les métiers de la santé d’avenir attirent autant l’attention

Une demande de soins en hausse structurelle

La demande de soins augmente structurellement en France. Deux phénomènes se conjuguent : le vieillissement de la population d’un côté, avec une part croissante de personnes en perte d’autonomie nécessitant un accompagnement quotidien, et la progression des maladies chroniques de l’autre, qui allongent les parcours de soins et multiplient les interactions entre patients et professionnels de santé.

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Le rapport prospectif du Haut Conseil pour l’Avenir de l’Assurance Maladie (HCAAM) confirme que les infirmiers, sages-femmes, aides-soignants, aides à domicile, médecins et plusieurs professions paramédicales figurent parmi les quinze métiers avec le plus de créations nettes d’emplois anticipées à l’horizon 2030. La raison principale tient précisément à cette double pression démographique et épidémiologique.

Par ailleurs, la pénurie de soignants dans certains territoires, souvent appelés déserts médicaux, aggrave les tensions de recrutement. L’Observatoire National de la Démographie des Professions de Santé (ONDPS) publie régulièrement des projections régionales qui montrent des déséquilibres importants selon les spécialités et les zones géographiques. Ces tensions ne sont pas conjoncturelles : elles s’inscrivent dans une dynamique de long terme qui rend ces métiers particulièrement stables en termes d’emploi.

Bon à savoir
Selon l’étude Les métiers en 2030 de France Stratégie et de la Dares, les métiers de santé et de soins aux personnes fragiles représentent à eux seuls environ 370 000 postes anticipés sur la période 2019-2030, soit l’un des volumes les plus élevés parmi tous les secteurs professionnels.

Les grandes familles de métiers dans le secteur santé

Quatre grandes catégories de métiers de la santé

Le secteur de la santé regroupe des réalités très différentes. L’Onisep distingue quatre grandes catégories de métiers, que l’on retrouve notamment à l’hôpital mais aussi dans les structures libérales, les établissements médico-sociaux et l’industrie.

Les métiers médicaux regroupent les médecins généralistes et spécialistes, les chirurgiens-dentistes, les pharmaciens et les sages-femmes. Ces professions nécessitent des études longues, souvent supérieures à cinq ans, et sont soumises à des numerus apertus qui règulent les capacités de formation depuis la réforme du premier cycle des études de santé.

Les métiers paramédicaux constituent le groupe le plus large en termes d’effectifs. Infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, ergothérapeutes, manipulateurs en radiologie, pédicures-podologues : ces professions sont accessibles via des diplômes d’État dont la durée varie généralement entre trois et quatre ans après le baccalauréat. Elles sont au cœur des métiers en tension aujourd’hui.

Les métiers techniques et industriels de la santé forment un troisième ensemble souvent moins connu des lycéens. Ingénieurs biomédicaux, préparateurs en pharmacie, techniciens de laboratoire, chercheurs en biotechnologies et experts en medtech travaillent dans des environnements très différents de l’hôpital traditionnel. Selon la Direction générale des Entreprises (DGE), si la France développait ses industries de santé à un rythme comparable à celui du Massachusetts, les biotechs et medtechs pourraient créer environ 130 000 emplois supplémentaires directs et indirects d’ici 2030.

Enfin, les métiers administratifs et de gestion, comme les directeurs d’établissements de santé, les secrétaires médicaux ou les responsables de coordination de soins, sont indispensables au bon fonctionnement du système de santé public et privé.

Les métiers qui recrutent le plus d’ici 2030

Panorama des métiers de la santé les plus recherchés

Pour donner une vue d’ensemble lisible, voici un tableau comparatif des principaux métiers du secteur santé, avec leur niveau d’études, leur statut en termes de tension de recrutement et leurs perspectives à l’horizon 2030.

Principaux métiers de santé, niveaux d’études et tensions de recrutement
Métier Niveau d’études Tension de recrutement Perspectives 2030
Infirmier(ère) Bac+3 (diplôme d’État) Très élevée Forte hausse des besoins
Aide-soignant(e) DEAS (formation post-bac) Très élevée Forte hausse des besoins
Aide à domicile DEAES ou titre professionnel Très élevée Forte hausse des besoins
Médecin généraliste Bac+9 minimum Élevée (déserts médicaux) Besoins importants selon les régions
Masseur-kinésithérapeute Bac+5 (diplôme d’État) Élevée En hausse, portée par la gériatrie
Orthophoniste Bac+5 (certificat de capacité) Élevée En hausse, santé mentale et vieillissement
Sage-femme Bac+5 Modérée à élevée Stable avec élargissement des compétences
Ingénieur biomédical Bac+5 Modérée En hausse avec le développement des medtechs

Deux autres métiers complètent ce panorama : le préparateur en pharmacie, accessible via un DEUST en deux ans après le bac, avec une tension de recrutement modérée et des perspectives stables portées par l’évolution vers le numérique ; et le secrétaire médical, accessible du bac à bac+2, dont la tension reste modérée mais dont le métier est en pleine mutation avec le développement de la télémédecine.

Les données issues des rapports du HCAAM, de France Stratégie, de la Dares et de l’ONDPS convergent sur un point : les besoins en infirmiers et en aides-soignants sont parmi les plus urgents à satisfaire. La formation de ces professionnels est d’ailleurs au cœur des recommandations de l’ONDPS, qui publie régulièrement des projections sur les effectifs à former pour couvrir les besoins à l’horizon 2030.

Les nouveaux métiers de la santé liés au numérique et à la e-santé

Des métiers de la santé tournés vers le numérique

La transformation numérique du secteur santé ouvre des perspectives de carrière inédites. La télémédecine, qui permet des consultations à distance, modifie le rôle de nombreux professionnels et crée de nouveaux besoins en coordination de soins. Les infirmiers coordinateurs, les gestionnaires de parcours de soins ou les référents numériques en établissement de santé sont des profils de plus en plus recherchés.

L’OPCO Santé, dans sa prospective des métiers de la santé à l’horizon 2040, identifie plusieurs axes d’évolution : le développement des compétences numériques en santé pour l’ensemble des soignants, le renforcement du travail en équipe interprofessionnelle, et l’émergence de spécialisations en gériatrie et en santé mentale. Ces évolutions ne remplacent pas les métiers existants, mais les transforment en profondeur.

Du côté de l’industrie, les métiers liés aux biotechnologies et aux medtechs connaissent une dynamique forte. Des profils comme les data scientists en santé, les experts en dispositifs médicaux connectés ou les chefs de projet en ingénierie biomédicale combinent des compétences scientifiques solides et une bonne maîtrise des environnements réglementaires propres au secteur médical.

À retenir
La e-santé ne concerne pas uniquement les ingénieurs et les informaticiens. Elle transforme aussi le quotidien des infirmiers, des médecins et des aides-soignants, qui doivent progressivement intégrer des outils numériques dans leur pratique clinique et dans la coordination des parcours de soins.

Quelles études pour travailler dans la santé

Les parcours d’accès aux métiers de la santé sont variés et s’échelonnent du niveau bac au bac+9 selon la profession visée. L’Onisep recense des formations allant du bac au bac+5 pour le secteur paramédical, auxquelles s’ajoutent les études médicales longues pour les médecins, chirurgiens-dentistes, pharmaciens et sages-femmes.

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Depuis la réforme du premier cycle des études de santé, l’accès aux filières médicales passe par la PASS (Parcours Accès Santé Spécifique) ou la L.AS (Licence avec Accès Santé), qui ont remplacé la PCEM1 et le numerus clausus. Ce changement a introduit davantage de souplesse dans les passerelles entre disciplines, même si la sélection reste exigeante. Ces formations sont accessibles via la plateforme Parcoursup, comme l’ensemble des formations post-bac en France.

Pour les métiers paramédicaux, les diplômes d’État constituent la voie principale. Le diplôme d’État d’infirmier (DEI) se prépare en trois ans dans un Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI). Le diplôme de masseur-kinésithérapeute dure cinq ans. Celui d’orthophoniste, également cinq ans, s’obtient après un concours d’entrée sélectif. Ces formations mènent directement à l’exercice de la profession, en secteur hospitalier public ou privé, ou en libéral.

Sur Hopteo, vous pouvez explorer les formations du secteur médecine et santé par filière, ou comparer les formations par région pour affiner votre choix d’établissement, la durée de formation et les débouchés associés.

Les métiers de la santé accessibles sans bac+5

Contrairement à une idée reçue, le secteur santé offre de nombreuses portes d’entrée sans nécessiter cinq années d’études supérieures. Certains de ces métiers sont parmi les plus en tension sur le marché du travail.

Voici quelques exemples de métiers du soin accessibles avec une formation courte :

  • Aide-soignant : le Diplôme d’État d’Aide-Soignant (DEAS) se prépare en dix mois à un an après le baccalauréat, parfois même en cours d’emploi via la formation continue.
  • Auxiliaire de vie sociale : le Diplôme d’État d’Accompagnant Éducatif et Social (DEAES) est accessible sans bac dans certains cas et ouvre la voie aux métiers d’aide à domicile et d’accompagnement des personnes en perte d’autonomie.
  • Préparateur en pharmacie : le DEUST Préparateur en pharmacie se prépare en deux ans après le baccalauréat.
  • Secrétaire médical : des formations de niveau bac+1 à bac+2 permettent d’accéder à ce métier en pleine mutation avec le développement de la télémédecine.
  • Ambulancier : le Diplôme d’État d’Ambulancier (DEA) se prépare en quelques mois et ouvre l’accès à un métier en contact permanent avec le parcours de soins.

Ces formations sont souvent éligibles à des dispositifs de financement via l’OPCO Santé ou l’ANFH pour les personnels hospitaliers, ce qui facilite l’accès à la formation continue en santé.

Se reconvertir dans un métier de la santé

La reconversion professionnelle dans le médical est une réalité de plus en plus fréquente. Le secteur attire des profils variés, souvent motivés par le sens du contact humain, la stabilité de l’emploi ou l’envie de contribuer à un domaine porteur.

Plusieurs dispositifs facilitent cette transition. La Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) permet d’obtenir tout ou partie d’un diplôme d’État en valorisant une expérience professionnelle préalable. Le Compte Personnel de Formation (CPF) peut financer des formations qualifiantes dans le secteur paramédical. L’ANFH accompagne spécifiquement les personnels hospitaliers dans leur évolution professionnelle, via des plans de formation adaptés.

Les métiers les plus accessibles en reconversion sont généralement ceux qui ne nécessitent pas les formations les plus longues : aide-soignant, auxiliaire de vie, secrétaire médical, préparateur en pharmacie ou technicien de laboratoire. Pour les reconversions vers des métiers plus longs comme infirmier ou kinésithérapeute, des dispositifs de formation en alternance ou en apprentissage commencent à se développer pour faciliter la transition sans perdre entièrement son revenu.

Où les besoins sont-ils les plus forts en France

La dimension régionale est importante pour comprendre les tensions de recrutement dans le secteur santé. L’ONDPS publie des projections d’effectifs de médecins par région et par spécialité, qui montrent des déséquilibres marqués entre les grandes métropoles et les territoires ruraux ou périurbains.

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Les régions les plus touchées par la pénurie de soignants sont souvent celles qui combinent un vieillissement accéléré de leur population et une attractivité moindre pour les jeunes professionnels. Les déclinaisons régionales de l’étude Les métiers en 2030, relayées par l’ANFH, permettent d’identifier les zones où les besoins seront les plus importants dans les prochaines années.

Si votre enfant envisage une carrière dans la santé, explorer les formations disponibles par région peut être une étape utile. Hopteo permet de consulter les formations du secteur médecine et santé par région, qu’il s’agisse de l’Île-de-France, de la région Auvergne-Rhône-Alpes, de la Nouvelle-Aquitaine ou d’autres territoires, pour comparer les établissements et les conditions d’accès.

Comment aider son enfant à s’orienter vers la santé

S’orienter vers les métiers de la santé ne se résume pas à choisir une filière parce que le secteur recrute. La réalité du travail en soins implique des contraintes spécifiques : horaires décalés, travail le week-end, charge émotionnelle importante, nécessité de travailler en équipe interprofessionnelle et de s’adapter en permanence à des situations imprévues. Ces aspects méritent d’être explorés sérieusement avant de s’engager dans une formation.

Pour un lycéen qui s’intéresse au secteur santé, plusieurs étapes sont utiles : commencer par mieux se connaître, identifier ses centres d’intérêt réels (le contact humain, la biologie, la technique, la gestion), puis explorer les différentes familles de métiers avant de cibler des formations précises. Un stage de troisième ou une période d’observation en milieu hospitalier peut aussi aider à confronter une représentation idéalisée du métier à la réalité du terrain.

Hopteo accompagne cette démarche de façon progressive : l’application aide l’adolescent à mieux se connaître, à identifier ses domaines d’intérêt, à comprendre les types de formations disponibles et à construire un parcours cohérent, étape par étape. Le rôle du parent n’est pas de choisir à la place de son enfant, mais de s’assurer qu’il prend régulièrement le temps de réfléchir à son avenir, avec un cadre structuré pour le faire.

Aller plus loin avec les métiers de la santé d’avenir

Les métiers de la santé représentent l’un des secteurs les plus dynamiques en matière de créations d’emplois à l’horizon 2030 et au-delà. Vieillissement de la population, maladies chroniques, déserts médicaux, transformation numérique : les facteurs qui alimentent cette demande sont structurels et durables.

Que l’on vise une formation courte comme aide-soignant ou un parcours long comme médecin spécialiste, les débouchés sont réels et les tensions de recrutement bien documentées par des organismes comme France Stratégie, la Dares, le HCAAM ou l’ONDPS. La clé pour un lycéen est de ne pas choisir un métier uniquement parce qu’il recrute, mais de construire un projet cohérent avec ses intérêts, ses contraintes et ses capacités, avec le bon accompagnement pour avancer pas à pas.

FAQ

Quels sont les métiers de la santé les mieux rémunérés ?

Parmi les métiers du secteur médical, les médecins spécialistes et les chirurgiens figurent parmi les professions les mieux rémunérées, notamment en exercice libéral. Dans le paramédical, les masseurs-kinésithérapeutes en libéral et les infirmiers anesthésistes (IADE) bénéficient de rémunérations supérieures à la moyenne du secteur. Les ingénieurs biomédicaux et les cadres de santé en milieu hospitalier affichent également des niveaux de rémunération attractifs.

Faut-il obligatoirement passer par Parcoursup pour entrer dans une formation de santé ?

La grande majorité des formations post-bac du secteur santé en France, notamment les IFSI (infirmiers), les instituts de formation en masso-kinésithérapie et les filières PASS et L.AS pour les études médicales, sont accessibles via Parcoursup. Certaines formations privées ou en apprentissage peuvent avoir leurs propres procédures de candidature, mais Parcoursup reste la plateforme centrale pour l’accès aux formations initiales après le baccalauréat.

La santé mentale est-elle un domaine porteur pour les futures carrières ?

Oui. La santé mentale est identifiée comme l’un des axes prioritaires de développement des ressources humaines en santé, notamment par l’OPCO Santé dans sa prospective à l’horizon 2040. Les besoins en psychiatres, psychologues cliniciens, infirmiers en psychiatrie et travailleurs sociaux spécialisés sont en hausse. Ce domaine bénéficie également d’une attention croissante de la part des pouvoirs publics, ce qui se traduit par des investissements dans la formation et le recrutement.

Peut-on travailler dans la santé sans avoir un profil scientifique au lycée ?

Oui, pour certains métiers. Les secrétaires médicaux, les assistants de direction en établissement de santé, les coordinateurs de parcours de soins ou les responsables administratifs hospitaliers n’ont pas nécessairement besoin d’un baccalauréat scientifique. En revanche, les formations médicales et paramédicales (infirmier, kinésithérapeute, médecin) requièrent généralement de solides bases en biologie et en sciences, ce qui oriente vers les spécialités SVT et chimie au lycée.

Quels métiers de la santé sont liés au numérique et à la e-santé ?

Plusieurs profils émergents combinent santé et numérique : les ingénieurs en systèmes d’information de santé, les data analysts spécialisés en données médicales, les chefs de projet en télémédecine, les experts en dispositifs médicaux connectés et les coordinateurs de parcours de soins numériques. Ces profils nécessitent souvent une double compétence, avec une formation initiale en santé ou en informatique complétée par une spécialisation dans l’autre domaine.

À quel moment un lycéen doit-il commencer à réfléchir à une orientation vers la santé ?

Il est conseillé de commencer dès la classe de seconde, au moment du choix des spécialités, puisque les filières médicales et paramédicales exigent souvent des prérequis en SVT, chimie ou physique. Un stage d’observation en milieu de soins, même court, peut aider à confirmer ou infirmer un intérêt. Plus tôt la réflexion est engagée, plus le lycéen a le temps d’explorer les différentes familles de métiers et de construire un projet cohérent avant les échéances de Parcoursup.

Antoine Landraing

À propos de l’auteur

Antoine Landraing

Ingénieur des mines et cofondateur d’Hopteo, j’aide les familles à décrypter Parcoursup et à réussir leur orientation.

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