Le secteur du numérique reste l’un des plus dynamiques du marché du travail français, même dans un contexte économique plus prudent. En 2025, malgré un ralentissement global des embauches dans l’IT, les métiers du numérique qui recrutent continuent d’afficher des tensions fortes, notamment dans la data, la cybersécurité et les infrastructures cloud.
Pour un adolescent qui réfléchit à son avenir, ou pour un parent qui cherche à l’orienter vers des secteurs porteurs, comprendre ce paysage est un point de départ concret et utile.
Métiers du numérique qui recrutent en 2025
Temps de lecture : ~9 min
- Les métiers du numérique qui recrutent en France
- Le développement informatique : la colonne vertébrale du recrutement numérique
- Data et intelligence artificielle : des profils en forte tension
- Cybersécurité : un secteur en recrutement accéléré
- Cloud, DevOps et infrastructures : des métiers moins visibles mais très demandés
- Gestion de projet, product management et marketing digital
- Tableau récapitulatif des familles de métiers du numérique
- Les métiers émergents à surveiller
- Comment se former et se reconvertir dans le numérique
- Foire aux questions
- Aller plus loin avec un projet d’orientation numérique
Les métiers du numérique qui recrutent en France
Selon une analyse publiée par Le Monde Informatique, les postes liés aux systèmes, aux réseaux, au développement et au pilotage des systèmes d’information représentent environ trois recrutements sur quatre dans le secteur IT en France. Ce chiffre illustre bien la concentration des besoins sur des profils techniques, même si d’autres fonctions, comme la gestion de projet digital ou le marketing digital, maintiennent une demande soutenue.
Des besoins concentrés sur les profils techniques
France Travail recense plus de 95 métiers dans la catégorie informatique et télécommunications. Parmi eux, trois profils concentrent les plus grandes difficultés de recrutement : les ingénieurs en recherche et développement informatique, les experts et consultants en systèmes d’information, et les techniciens d’étude et de développement informatique. Cette tension traduit un déséquilibre durable entre l’offre de candidats formés et les besoins des entreprises.
Le développement informatique : la colonne vertébrale du recrutement numérique
Un profil incontournable dans tous les secteurs
Le développeur reste le profil le plus recherché dans le numérique. Qu’il s’agisse de développement web, mobile, logiciel ou full-stack, la demande est constante et s’étend à tous les secteurs d’activité, de la banque à la santé en passant par le commerce en ligne. Les développeurs maîtrisant des langages comme Java, Python, JavaScript ou React sont particulièrement sollicités selon les analyses de recruteurs tech.

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Essayer maintenantEssayer maintenantUn développeur full-stack junior peut espérer un salaire compris entre 35 000 et 45 000 euros brut par an en début de carrière. Avec quelques années d’expérience, cette fourchette monte significativement. Pour accéder à ces postes, les formations les plus courantes vont du BTS Services informatiques aux organisations jusqu’au diplôme d’ingénieur, en passant par le BUT Informatique ou les licences professionnelles. Les formations accessibles par cette filière sont détaillées sur la page dédiée à l’informatique sur Hopteo.
Data et intelligence artificielle : des profils en forte tension
Le data analyst, le data scientist et le data engineer figurent parmi les profils les plus demandés depuis plusieurs années. Leur rôle est de collecter, structurer, analyser et valoriser des données pour aider les entreprises à prendre de meilleures décisions. Avec l’essor de l’intelligence artificielle et de la business intelligence, ces métiers sont devenus stratégiques pour quasiment tous les secteurs.
Des métiers stratégiques au cœur des données
Les guides publiés par emlyon Business School indiquent que les data scientists et experts en IA peuvent atteindre des rémunérations supérieures à 100 000 euros annuels après quelques années d’expérience. Les formations d’accès à ces métiers requièrent généralement un niveau bac+3 minimum, avec une spécialisation en statistiques, mathématiques appliquées ou informatique. Un master ou un diplôme de grande école est souvent un avantage pour les postes les plus qualifiés.
Cybersécurité : un secteur en recrutement accéléré
L’Observatoire des métiers de la cybersécurité, publié par l’ANSSI, indique une augmentation de 49 % des offres d’emploi en cybersécurité entre 2019 et 2024. Cette progression reflète une prise de conscience généralisée des risques numériques par les organisations publiques et privées.
Une réponse aux risques numériques croissants
Les profils recherchés incluent l’ingénieur en sécurité informatique, l’analyste SOC, le consultant SSI et le développeur sécurité. Ces métiers nécessitent des compétences techniques pointues, mais aussi une capacité à comprendre les enjeux organisationnels. Le rapport de l’OPIIEC sur la cybersécurité confirme que les tensions de recrutement dans ce domaine sont parmi les plus marquées de tout le secteur IT.
La cybersécurité est l’un des rares secteurs où les profils en reconversion, issus d’autres domaines de l’informatique ou même de filières non techniques, trouvent des passerelles réelles grâce à des certifications reconnues au RNCP.
Cloud, DevOps et infrastructures : des métiers moins visibles mais très demandés
Derrière les applications et les services numériques se trouvent des équipes entières dédiées aux infrastructures IT. L’ingénieur DevOps, l’architecte cloud, l’administrateur systèmes et réseaux et le technicien data center font partie des profils dont la demande a progressé en parallèle de la migration des entreprises vers le cloud.
Ces métiers sont souvent moins connus des lycéens et de leurs parents, mais ils offrent des perspectives d’emploi solides et des salaires compétitifs. L’accès se fait généralement via un BTS, un BUT ou une licence professionnelle spécialisée en systèmes et réseaux, complétée par des certifications techniques reconnues dans le secteur.
Gestion de projet, product management et marketing digital
Tous les métiers du numérique ne sont pas purement techniques. Le chef de projet digital, le product owner et le product manager occupent une position centrale entre les équipes techniques et les équipes métier. Ils pilotent les projets, définissent les priorités et s’assurent que les produits développés répondent aux besoins des utilisateurs.

Du côté du marketing digital, les profils SEO, SEA, community manager et responsable marketing digital maintiennent une demande soutenue, portée par la croissance continue du commerce en ligne et la transformation digitale des entreprises. Ces métiers sont souvent accessibles dès bac+2 ou bac+3, avec des évolutions possibles vers des postes de direction.
Tableau récapitulatif des familles de métiers du numérique
| Famille de métiers | Exemples de postes | Niveau de formation courant | Fourchette de salaire débutant | Tension de recrutement |
|---|---|---|---|---|
| Développement informatique | Développeur full-stack, développeur mobile, développeur web | Bac+2 à Bac+5 | 35 000 à 45 000 €/an | Très élevée |
| Data et IA | Data analyst, data scientist, data engineer | Bac+3 à Bac+5 | 38 000 à 50 000 €/an | Très élevée |
| Cybersécurité | Ingénieur sécurité, analyste SOC, consultant SSI | Bac+3 à Bac+5 | 40 000 à 55 000 €/an | Élevée |
| Cloud et DevOps | Ingénieur DevOps, architecte cloud, administrateur systèmes | Bac+2 à Bac+5 | 38 000 à 52 000 €/an | Élevée |
| Gestion de projet et produit | Chef de projet digital, product owner, product manager | Bac+3 à Bac+5 | 36 000 à 48 000 €/an | Modérée à élevée |
| Marketing digital | Responsable marketing digital, SEO/SEA, community manager | Bac+2 à Bac+5 | 28 000 à 40 000 €/an | Modérée |
Les métiers émergents à surveiller
Au-delà des familles établies, de nouveaux métiers apparaissent et commencent à peser sur le marché de l’emploi. Le prompt engineer, chargé de formuler des instructions précises pour les modèles d’intelligence artificielle, fait partie des profils les plus commentés depuis l’essor des outils génératifs. L’ethical AI officer, responsable de l’usage éthique et responsable des systèmes d’IA au sein des organisations, émerge également dans les grandes entreprises et les institutions publiques.
Le développeur no-code, qui conçoit des applications sans écrire de code traditionnel, élargit l’accès à la création numérique à des profils moins techniques. Ces évolutions témoignent d’un secteur en recomposition permanente, où les compétences transversales, comme la capacité à apprendre, à s’adapter et à collaborer, comptent autant que les savoir-faire techniques. Pour mieux comprendre comment l’intelligence artificielle transforme certains métiers, il est utile de consulter notre article sur les métiers menacés ou transformés par l’IA.
Les métiers du numérique évoluent vite. Une formation initiale solide reste le meilleur point de départ, mais les certifications et la formation continue jouent un rôle croissant tout au long d’une carrière dans ce secteur.
Comment se former et se reconvertir dans le numérique
Le numérique est l’un des secteurs où la reconversion est la plus accessible. Des formations courtes, des certifications reconnues au RNCP et des bootcamps permettent d’acquérir des compétences opérationnelles en quelques mois. France Travail accompagne les demandeurs d’emploi et les salariés en reconversion vers ces métiers, avec des dispositifs de financement dédiés.

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Pour un lycéen qui réfléchit à son orientation, les voies d’accès sont nombreuses : BTS, BUT Informatique, licences professionnelles et bachelors, masters et diplômes d’ingénieurs. Chaque formation correspond à un profil et à des ambitions différentes. La page formations par diplôme sur Hopteo permet d’explorer ces options de manière structurée, filière par filière et région par région.
Pour un parent qui accompagne son enfant, la question n’est pas de choisir à sa place, mais de l’aider à comprendre ce que recouvrent concrètement ces métiers, quelles compétences ils mobilisent et quelles formations y mènent. C’est précisément ce que propose Hopteo : une démarche progressive qui part de la connaissance de soi, passe par l’exploration des domaines d’intérêt et aboutit à la construction d’un parcours cohérent, étape par étape.
FAQ
Quelle est la différence entre un data analyst et un data scientist ?
Le data analyst analyse des données existantes pour produire des rapports et aider à la prise de décision. Le data scientist va plus loin en construisant des modèles prédictifs et en développant des algorithmes d’apprentissage automatique. Le data analyst est souvent accessible avec un bac+3, tandis que le data scientist requiert généralement un bac+5 avec une spécialisation en statistiques ou en informatique.
Faut-il obligatoirement savoir coder pour travailler dans le numérique ?
Non. De nombreux métiers du numérique ne nécessitent pas de compétences en programmation, comme le product owner, le chef de projet digital, le community manager ou le responsable marketing digital. D’autres métiers hybrides, comme le développeur no-code ou l’UX designer, mobilisent des compétences techniques légères sans nécessiter de maîtrise approfondie du code.
Le secteur du numérique recrute-t-il encore malgré le ralentissement observé en 2025 ?
Oui. Selon Le Monde Informatique, si le volume global des offres a diminué en 2025, les métiers liés à la data, à la cybersécurité, au DevOps et aux infrastructures IT restent en tension forte. Le ralentissement touche davantage les profils juniors généralistes que les spécialistes dans des domaines précis.
À quel âge un lycéen devrait-il commencer à explorer les métiers du numérique ?
Il n’y a pas d’âge idéal, mais plus tôt un adolescent commence à explorer ses centres d’intérêt, plus il dispose de temps pour affiner son projet. Dès la seconde, il est utile de comprendre les grandes familles de métiers du numérique pour orienter ses choix de spécialités et ses recherches de stage. Une démarche progressive, comme celle proposée par Hopteo, permet d’avancer sans pression et à son propre rythme.
Quels sont les métiers du numérique accessibles sans bac+5 ?
Plusieurs métiers sont accessibles avec un bac+2 ou bac+3 : technicien systèmes et réseaux, développeur web, data analyst junior, community manager, technicien support informatique ou administrateur de bases de données. Le BTS Services informatiques aux organisations et le BUT Informatique sont deux formations courtes très appréciées des employeurs et qui ouvrent des portes rapidement sur le marché du travail.
Comment aider son enfant à savoir si un métier du numérique lui correspond ?
La meilleure approche consiste à partir de ses centres d’intérêt concrets plutôt que de lui proposer une liste de métiers. Aime-t-il résoudre des problèmes logiques ? Créer des interfaces visuelles ? Analyser des données ? Comprendre le comportement des utilisateurs ? Chaque réponse oriente vers une famille de métiers différente. Hopteo structure cette exploration en posant les bonnes questions et en reliant progressivement les intérêts d’un adolescent à des domaines, des formations et des métiers qui peuvent lui correspondre.
Aller plus loin avec un projet d’orientation numérique
Le numérique recrute, et continuera de recruter dans les années à venir. Les besoins sont réels, les salaires compétitifs et les voies de formation nombreuses. Mais choisir un métier du numérique ne se résume pas à regarder les offres d’emploi ou les salaires médians.
Cela demande de comprendre ce qui motive vraiment un jeune, quelles activités lui correspondent et dans quel environnement il souhaite évoluer. C’est à cette condition qu’un choix d’orientation devient durable et engagé, plutôt que subi ou précipité.

À propos de l’auteur
Ingénieur des mines et cofondateur d’Hopteo, j’aide les familles à décrypter Parcoursup et à réussir leur orientation.







