Hopteo

editorial-v2

Blog

Le guide pour aider votre enfant à faire son premier CV

Le guide pour aider votre enfant à faire son premier CV Par Antoine Landraing · 22/07/2026 · 9 min Premier stage, premier job d’été, première candidature : un jour, votre enfant doit produire un CV alors qu’il n’a jamais travaillé. La feuille reste blanche, et la phrase tombe : « j’ai rien à écrire ». C’est l’erreur de départ. Un premier CV, surtout le CV d’un lycéen, ne raconte pas une carrière : il met en avant ce que votre enfant a déjà fait. Besoin d’aider votre enfant à relier ses expériences, ses envies et des formations concrètes ? Trouver sa voieTrouver sa voie Stage de 3e, baby-sitting, délégué, sport, bénévolat, projet personnel : tout cela compte, à condition de savoir le formuler. Voici comment l’accompagner, rubrique par rubrique, sans rédiger à sa place. Si vous êtes pressé, l’essentiel tient en cinq gestes : commencer par une conversation pour faire l’inventaire, soigner le haut du CV, adapter le titre à chaque candidature, reprendre une bonne appréciation de bulletin quand c’est possible, et ajouter sous chaque expérience une phrase qui dit ce qu’elle a appris. La scène se joue souvent un dimanche soir. Le stage de seconde approche, un job d’été se profile, ou une recherche de stage devient urgente, et votre adolescent ouvre un document vide en soupirant. Il fait défiler mentalement sa courte vie et conclut qu’il n’a rien vécu de « professionnel ». Vous, de l’autre côté de la table, vous aimeriez l’aider à faire son CV sans rédiger à sa place, parce que vous sentez bien que ce curriculum vitae doit rester le sien. Bonne nouvelle : le sentiment de vide est presque toujours une illusion. Un collégien de 3e, un lycéen de seconde ou un élève de terminale ont déjà accumulé des dizaines de choses qui parlent à un recruteur. Ils ne savent simplement pas que ça compte, ni comment le dire. Cet article est un mode d’emploi. On avance étape par étape, dans l’ordre où votre enfant remplira son document. Pour chaque rubrique : ce qu’il faut écrire, la formulation qui fonctionne, l’erreur qui fait mauvais effet. Avant de remplir le CV, l’enjeu est d’aider l’adolescent à repérer ce qu’il a déjà fait et à le formuler clairement. Trouvez la voie faite pour votre enfant grâce à notre méthode unique Essayer maintenantEssayer maintenant Avant tout : comprendre comment le CV d’un lycéen sera lu Une donnée commande toutes les décisions de mise en page. Plusieurs études par oculométrie, la technique qui suit le mouvement des yeux, ont mesuré le temps qu’un recruteur passe sur un CV. L’étude française de référence, menée par Miratech, l’évalue autour de quarante secondes pour une première lecture [2]. Le baromètre Tilkee, qui a analysé plus de 38 000 candidatures, descend même à trente-quatre secondes en moyenne [3]. Quarante secondes pour un document que votre enfant aura peut-être mis deux heures à peaufiner. Le regard ne se promène pas au hasard. Il suit un schéma en forme de « F » : il balaye le haut, redescend à gauche, s’attarde sur les premières lignes, survole le reste. Selon le cabinet The Ladders, les recruteurs consacrent près de 80 % de leur temps de lecture à seulement quelques informations, presque toutes situées en haut du document : le nom, le poste ou la formation en cours, et les premières lignes du parcours [4]. Gardez cette image en tête. Chaque rubrique a une place, et plus une information est importante, plus elle doit remonter. Un CV de lycéen n’a pas besoin d’être complet comme un CV professionnel adulte : il a besoin d’être clair, cohérent et lisible en un coup d’œil. Le regard d’un recruteur se concentre d’abord sur le haut du CV : nom, titre, formation et premières lignes du parcours. Étape 0 : la conversation avant l’écriture du CV Avant d’ouvrir Word, Google Docs, Open Office ou n’importe quel traitement de texte, prenez vingt minutes pour parler. Cette étape paraît facultative. Elle est la plus importante. Asseyez-vous avec votre enfant et faites l’inventaire, à voix haute, de tout ce qu’il a fait. Pas seulement le « travail ». Tout. Le stage de 3e. Les responsabilités de délégué. Le club de sport, et depuis combien d’années. Le baby-sitting des cousins. Le bénévolat à la brocante de l’école. La chaîne où il poste ses montages vidéo. Les langues, même seulement scolaires. Un séjour linguistique. Le brevet, avec la mention s’il y en a une. La plateforme officielle d’orientation Avenir(s), portée par l’Onisep et le ministère de l’Éducation nationale, définit exactement l’exercice du premier CV ainsi : non pas lister des emplois, mais « traduire ses expériences personnelles, scolaires et professionnelles en compétences » [1]. Cette conversation, c’est la matière première. Notez tout sur un brouillon, sans trier encore. On choisira ensuite. Votre rôle ici n’est pas d’inventer, mais d’aider à se souvenir. Beaucoup d’adolescents sous-estiment leur parcours simplement parce que personne ne leur a jamais dit que ces choses-là comptaient. Étape 1 : l’identité et les coordonnées C’est le haut du CV, donc la zone la plus regardée. On va à l’essentiel : prénom et nom, numéro de téléphone, adresse mail. Ce dernier point mérite un arrêt, parce qu’il piège beaucoup de jeunes. L’adresse mail créée en 5e pour les jeux en ligne, du type dark.gamer.du.13@…, n’a pas sa place sur un CV. C’est l’occasion d’en créer une sobre, sur le modèle prenom.nom@… Le détail paraît anodin, mais il envoie un signal de sérieux en moins d’une seconde, exactement au moment où le recruteur se fait sa première impression. L’adresse postale complète n’est plus indispensable : la ville suffit, et elle peut même rassurer un employeur sur la proximité géographique. Inutile, en revanche, de faire figurer la date de naissance précise si elle n’est pas demandée ; la classe suivie la rend de toute façon évidente. Et la photo ? La question revient toujours. La réponse honnête : elle n’est pas obligatoire, aucune règle ne l’impose, et les recruteurs eux-mêmes sont partagés. Cela dit, pour un premier CV de stage, de job étudiant ou de job d’été, une photo est plutôt conseillée, à une condition : qu’elle soit nette, sobre, prise sur fond neutre, avec une tenue correcte et un visage ouvert.

Blog

Parcoursup : pourquoi une bonne moyenne ne suffit pas ?

Parcoursup : pourquoi les bonnes notes ne suffisent pas toujours Par Antoine Landraing · 22/07/2026 · 3 min Beaucoup de parents l’apprennent trop tard : sur Parcoursup, un bon bulletin ne garantit pas une place. Dans les formations les plus demandées, des élèves brillants sont refusés quand d’autres, aux notes plus modestes, sont pris. La différence se joue sur tout ce que les familles ne regardent pas toujours, et qu’une commission, elle, lit attentivement. Besoin d’aider votre enfant à relier ses résultats, ses envies et des formations concrètes ? Trouver sa voieTrouver sa voie Vous suivez les moyennes de votre enfant trimestre après trimestre. C’est légitime : les notes restent la première porte d’entrée vers presque toutes les formations post-bac. Elles comptent en classe de première, en classe de terminale, dans les enseignements de spécialité, dans le tronc commun, dans le contrôle continu et parfois dans les épreuves anticipées du baccalauréat. Le problème commence quand on croit que cela suffit. Chaque printemps, des familles vivent la même surprise. Un élève à 15 de moyenne se retrouve sur liste d’attente dans une filière qu’il pensait acquise. En parallèle, un camarade est pris du premier coup avec 13 de moyenne générale. Cela vous semble injuste ? Quand une commission doit comparer deux dossiers, la moyenne générale n’est qu’un indicateur parmi d’autres. Sur Parcoursup, les notes comptent, mais l’accompagnement familial aide surtout à construire un dossier cohérent. Trouvez la voie faite pour votre enfant grâce à notre méthode unique Essayer maintenantEssayer maintenant Ce qu’une commission Parcoursup a vraiment sous les yeux Premier malentendu à lever : sur Parcoursup, ce n’est pas une machine qui trie les candidats. Aucun algorithme ne classe les dossiers. L’examen est assuré par des enseignants de la formation, réunis en commission, qui établissent le classement à partir de critères qu’ils publient eux-mêmes [1]. C’est un point essentiel, que nous développons dans notre article « L’algorithme Parcoursup n’existe pas », et qui fait souvent retomber la pression d’un cran. Ce que ces enseignants lisent dépasse largement la colonne des notes. Le dossier contient : • les bulletins de première et de terminale, avec les appréciations de chaque professeur et le positionnement de l’élève dans sa classe ; • les résultats liés au contrôle continu et aux matières suivies dans le cycle terminal ; • les notes obtenues dans les enseignements de spécialité au fil de l’année, qui peuvent peser différemment selon les formations. Attention : les notes de l’épreuve finale de spécialité, passée en juin, arrivent après les décisions d’admission et ne sont donc pas transmises aux commissions ; • la Fiche Avenir, remplie par le lycée, sur laquelle nous revenons plus bas ; • la rubrique « Activités et centres d’intérêt », si l’élève l’a renseignée ; • une lettre de motivation, demandée par de nombreuses formations [1]. Autrement dit, Parcoursup ne regarde pas seulement si un lycéen a de bonnes notes. Il cherche à comprendre si son dossier est cohérent avec la formation demandée, qu’il vienne d’un baccalauréat général, d’un baccalauréat technologique ou d’une autre voie. Toutes les notes ne se valent pas Autre chose que les familles ignorent souvent : selon la formation visée, certaines matières pèsent bien plus que d’autres. Une licence de maths regarde d’abord les notes de mathématiques et de physique-chimie, pas la moyenne générale. Une licence de biologie prêtera naturellement attention à la SVT et aux sciences de la vie. Une formation en sciences économiques et sociales regardera autrement les résultats en SES, en histoire-géographie ou en langues vivantes. Un élève à 16 partout mais à 11 dans la matière clé peut passer derrière un profil plus contrasté, mais solide là où ça compte [2]. C’est particulièrement vrai dans les filières très demandées, les classes préparatoires, certains BTS, les grandes écoles ou les formations sélectives. Le rang dans la classe joue aussi : un 14 ne dit pas la même chose selon que la classe tourne autour de 9 ou de 15. Le niveau du lycée, l’exigence des professeurs, la régularité de l’élève et ses appréciations peuvent modifier la lecture d’un bulletin. C’est précisément pour cela qu’un simple calcul de moyenne ne suffit pas à prédire une admission. Le choix des options et spécialités au lycée influence la cohérence du dossier lu par les formations. Spécialités, bac général ou bac technologique : le parcours compte Depuis la réforme du bac, les choix faits dès la classe de seconde puis en première et terminale jouent un rôle plus visible. Les spécialités ne sont pas seulement des matières supplémentaires : elles racontent une direction. Un élève qui vise une formation scientifique n’envoie pas le même signal selon qu’il a conservé ou abandonné les mathématiques, la physique-chimie, la SVT ou les sciences de l’ingénieur. Une précision utile pour ne pas se tromper de combat : ce que la commission voit, ce sont les notes de spécialité inscrites sur les bulletins, pas celles de l’épreuve terminale de juin, qui tombent trop tard pour être prises en compte. C’est donc la régularité tout au long de l’année, et non la performance d’un jour d’examen, qui pèse dans le dossier. Même logique dans la voie technologique. Un bac STMG, STI2D, STL ou ST2S peut être très cohérent avec certaines poursuites d’études, mais moins avec d’autres. Ce n’est pas une question de valeur du baccalauréat technologique face au baccalauréat général. C’est une question d’adéquation entre le dossier, les attendus de la formation et le projet de l’élève. La commission ne lit donc pas seulement une note finale ou une moyenne. Elle lit un parcours : les choix de spécialités, les résultats dans les matières importantes, la progression entre la première et la terminale, la cohérence du projet et la capacité supposée à réussir dans la formation demandée. La Fiche Avenir, ce document que vous ne voyez jamais C’est sans doute l’élément le plus sous-estimé par les parents, et l’un des plus regardés par les formations. La Fiche Avenir accompagne chaque vœu. Elle est remplie par le lycée, dans le cadre de la procédure Parcoursup, et la famille n’en maîtrise pas le contenu. On y trouve : • l’appréciation du professeur principal sur des qualités absentes de

Blog

L’algorithme Parcoursup n’existe pas comme vous l’imaginez

L’algorithme Parcoursup n’existe pas comme vous l’imaginez Par Antoine Landraing · 21/07/2026 · 5 min Chaque printemps, des centaines de milliers de familles vivent les mêmes nuits blanches en imaginant une machine froide qui trie les dossiers de leurs enfants. Cette machine, telle qu’on se la représente, n’existe pas. Sur Parcoursup, ce ne sont pas des lignes de code qui décident de l’admission dans l’enseignement supérieur, mais des enseignants qui lisent des dossiers. Comprendre ce qui se passe vraiment derrière la plateforme change tout à la façon d’accompagner son ado, qu’il soit en terminale, futur bachelier ou déjà engagé dans une réorientation, et fait souvent retomber la pression d’un cran. Besoin d’aider votre enfant à identifier les formations qui correspondent réellement à son profil ? Trouver sa voieTrouver sa voie Vous l’avez forcément entendu, à un dîner, dans la cour du lycée ou à la radio : « l’algorithme Parcoursup ». L’expression est devenue un personnage à part entière, une sorte de juge invisible qui déciderait, seul et sans appel, de l’avenir de votre enfant après le bac. On lui prête tous les défauts : l’opacité, l’arbitraire, l’indifférence. Et il faut bien le reconnaître, c’est une image qui terrifie. Comment ne pas s’inquiéter quand on croit que le sort d’un lycéen dépend d’une ligne de code que personne ne maîtrise ? Bonne nouvelle : cette machine-là est largement une légende. Parcoursup ne note pas votre enfant. Parcoursup ne le compare pas aux autres. Parcoursup ne décide pas s’il entre en licence de droit, en BTS, en BUT, en classe préparatoire ou dans une école d’ingénieurs. Reste alors une question, la seule qui compte vraiment pour vous : si ce n’est pas l’algorithme Parcoursup, alors qui ? Parcoursup n’est pas une machine qui juge seule les candidats : la plateforme organise surtout la circulation des réponses. Trouvez les formations réellement adaptées au profil et aux envies de votre enfant. Essayer maintenantEssayer maintenant D’où vient le mythe de l’algorithme Parcoursup ? Le mot « algorithme » n’est pas sorti de nulle part. Il a une histoire, et c’est ce qui rend la confusion si tenace. Parcoursup a remplacé en 2018 une plateforme baptisée APB, ou Admission Post-Bac, restée tristement célèbre pour avoir, dans certaines filières saturées, départagé les candidats par tirage au sort. L’idée qu’une procédure informatique puisse jouer à la loterie avec l’avenir d’un jeune a profondément marqué les esprits. Quand la nouvelle plateforme Parcoursup est arrivée pour organiser l’orientation post-bac, le soupçon était déjà installé : on a continué de parler d’« algorithme » comme on parlait du portail APB, en y associant la même méfiance. Cette confusion est compréhensible. Pour les familles, la procédure d’admission dans les études supérieures reste un moment dense : formulation des vœux, dossier de candidature, listes d’attente, propositions d’admission, inscription administrative, parfois phase complémentaire ou réorientation. Tout cela passe par un écran. Il est donc tentant d’imaginer qu’un programme décide de tout. Mais cette image écrase une réalité plus nuancée. À quoi sert vraiment le programme informatique de Parcoursup ? Il existe bien un programme informatique au cœur de Parcoursup. Mais il ne fait pas du tout ce qu’on lui prête. Son rôle est purement logistique : il gère la circulation des réponses entre les formations post-bac et les candidats. Quand un élève reçoit plusieurs propositions d’admission et en refuse certaines, c’est ce programme qui libère aussitôt les places disponibles pour les faire descendre vers les candidats en liste d’attente. Il veille aussi au respect de quelques règles, comme le pourcentage minimum de boursiers que chaque formation doit accueillir. En 2025, ce mécanisme a permis à 17 000 lycéens boursiers d’obtenir leur vœu préféré. Ce programme s’appuie sur un principe mathématique élégant, théorisé dans les années 1960 par deux chercheurs, David Gale et Lloyd Shapley, qui a valu à ce dernier un prix Nobel d’économie. Le principe vise à produire des affectations dites « stables » : des situations où personne ne pourrait se plaindre qu’un candidat moins bien placé que lui ait obtenu une place qu’il convoitait. Détail important : cette mécanique est réputée fonctionner à l’avantage des candidats, pas des formations. Elle ne lit aucun bulletin, n’attribue aucune note et ne porte aucun jugement sur votre enfant. Elle organise le trafic des réponses, des vœux et des places. Rien de plus. Alors, qui décide vraiment sur Parcoursup ? Voici le cœur de l’affaire, et c’est sans doute l’information la plus utile de cet article : ce sont des humains. Chaque formation présente sur Parcoursup, qu’il s’agisse d’une licence à l’université, d’un BTS, d’un BUT préparé en IUT, d’une école d’ingénieurs, d’une école de commerce ou d’une classe préparatoire aux grandes écoles, réunit ce qu’on appelle une commission d’examen des vœux. Concrètement, ce sont des enseignants de la formation visée. Ce sont eux qui ouvrent le dossier de votre enfant, lisent ses bulletins, ses appréciations, sa lettre de motivation ou son projet de formation motivé quand il est demandé, et établissent un classement selon leurs propres critères. C’est vrai pour les formations sélectives, comme les BTS, les BUT, les CPGE, certaines écoles ou certains bachelors. Mais c’est aussi vrai, sous une autre forme, pour les licences universitaires lorsque le nombre de candidats est supérieur au nombre de places. Nous y reviendrons plus bas, car ce point mérite d’être précisé. Les décisions Parcoursup sont prises par des commissions pédagogiques, avec des critères propres à chaque formation. Pourquoi votre enfant n’a pas un seul classement, mais autant que de vœux Cela a une conséquence que beaucoup de parents ne soupçonnent pas. Il n’existe pas un classement unique de votre enfant valable partout. Le même dossier peut être classé brillamment par une formation et plus modestement par une autre, simplement parce que chaque commission a ses priorités. Une faculté de sciences ne regarde pas un bulletin avec les mêmes yeux qu’une école de commerce, une licence STAPS, une CPGE scientifique ou un cursus professionnalisant. Votre enfant n’est donc jamais « bon » ou « mauvais » dans l’absolu aux yeux de Parcoursup. Il correspond, ou non, à ce que telle ou telle équipe pédagogique recherche. C’est vrai pour les élèves de terminale comme pour les étudiants inscrits qui souhaitent se réorienter après

Blog

Trouver un stage de 3e et 2de sans réseau

Trouver un stage de 3e et 2de sans réseau : comment aider son enfant Par Antoine Landraing · 16/07/2026 · 5 min Chaque année, des centaines de milliers de familles butent sur la même question : à qui demander un stage d’observation quand on n’a pas de carnet d’adresses ? Trouver un stage de 3e ou de 2de peut vite devenir une source d’inquiétude, surtout lorsque d’autres élèves semblent déjà avoir une entreprise d’accueil grâce aux relations de leurs parents. Votre enfant n’a pas encore de projet scolaire ou professionnel clair ? Trouver sa voie Trouver sa voie Cette scène est devenue un classique des repas de famille. Votre enfant vous rappelle qu’il doit réaliser un stage en entreprise, vous faites mentalement le tour de vos contacts, et vous réalisez que la liste est courte. Un cousin, peut-être. L’entreprise d’un voisin, si vous osez demander. Pendant ce temps, vous entendez qu’un camarade de classe ira chez un avocat, un autre dans un cabinet d’architecte, parce que « les parents connaissent quelqu’un ». Ce sentiment d’injustice n’a rien d’imaginaire. La recherche le confirme depuis des années. Mais ce qu’elle montre aussi, c’est que les familles sans réseau disposent de leviers réels : offres de stage publiques, candidatures spontanées, accompagnement de l’établissement scolaire, chambres consulaires, associations spécialisées. Encore faut-il savoir où chercher, comment postuler, et comment aider son enfant sans faire la recherche de stage à sa place. Aider son enfant à trouver un stage, ce n’est pas faire les démarches à sa place : c’est lui apprendre à chercher, cibler, écrire et relancer. Trouvez la voie faite pour votre enfant grâce à notre méthode unique Essayer maintenant Essayer maintenant D’abord, comprendre ce qui se joue vraiment En France, le stage d’observation en milieu professionnel est aujourd’hui un passage obligé dans le cursus scolaire. En 3e, il dure cinq jours, consécutifs ou non, et concerne tous les élèves. Depuis 2024, les lycéens de seconde générale et technologique doivent eux aussi effectuer une séquence d’observation de deux semaines en fin d’année scolaire. Pour la session 2026, 560 000 élèves de 2de partiront en stage du 15 au 26 juin [1]. L’enjeu paraît modeste. Il ne l’est pas. En fin de 3e, un collégien connaît seulement une dizaine de métiers [1]. Ce premier contact avec le monde professionnel peut donc compter : non pas parce qu’il déciderait de toute une orientation, mais parce qu’il donne à l’adolescent une expérience concrète, un vocabulaire, des questions, parfois une première intuition. Il faut aussi clarifier un point souvent confus : le stage de 3e ou de 2de n’est pas un job, ni un stage étudiant de fin d’études, ni une recherche d’emploi. C’est un stage de découverte, encadré par une convention de stage, un établissement scolaire, un organisme d’accueil et un tuteur. En 2de générale et technologique, il ne donne lieu ni à rémunération ni à gratification [1]. Le sujet n’est donc pas de décrocher un stage rémunéré, mais de trouver un lieu où observer sérieusement un secteur d’activité, une équipe, des métiers et des contraintes réelles de travail. Ce que votre enfant en retire peut resservir plus tard. Un stage choisi avec un minimum de cohérence, dont il sait parler et qu’il relie à un projet professionnel ou scolaire, peut nourrir la rubrique « Activités et centres d’intérêt » ou une lettre de motivation. Un stage de 3e n’est évidemment pas décisif à lui seul, mais c’est une première brique d’un parcours qui se raconte. Votre enfant n’a pas de projet scolaire et professionnel clair ? L’application Hopteo peut vous aider à l’accompagner pour trouver sa voie. Pourquoi le carnet d’adresses creuse l’écart C’est précisément là que le réseau familial creuse un écart. Les travaux de l’INJEP et du Céreq sur l’accès aux stages, à l’apprentissage et à l’enseignement professionnel montrent que les premières expériences professionnelles sont loin d’être distribuées de manière neutre [2]. Certains élèves savent immédiatement à qui demander. D’autres doivent chercher un stage sans connaître les codes, sans contact direct, parfois sans modèle de candidature. Il faut le dire clairement à un parent qui s’inquiète : si votre enfant essuie des refus, ce n’est pas forcément un défaut d’organisation de votre part. C’est un phénomène social documenté. Le nommer, c’est déjà cesser de le vivre comme une faute personnelle. La bonne nouvelle, c’est que l’absence de réseau peut pousser un adolescent à développer une compétence utile toute sa vie : chercher, cibler, rédiger, appeler, relancer. Autrement dit, apprendre à postuler. La candidature spontanée, votre meilleur atout caché Au risque d’enfoncer une porte ouverte, rappelons une évidence que l’on oublie pourtant souvent : le réseau ouvre des portes, mais son absence peut apprendre à les pousser. Pour un adolescent de 14 ou 15 ans, rédiger un mail à un inconnu, se présenter au téléphone, expliquer ce qu’il cherche, relancer poliment, voilà un apprentissage qui vaut presque autant que le stage lui-même. Votre rôle n’est pas de trouver son stage à sa place. Il est de l’aider à apprendre à chercher un stage. Concrètement, la candidature spontanée reste l’un des meilleurs leviers pour obtenir un stage d’observation. Beaucoup de petites structures ne publient pas d’offre de stage, mais peuvent accepter un stagiaire si la demande est claire, courte et bien formulée. C’est souvent vrai pour les commerces, artisans, associations, collectivités locales, cabinets, ateliers, médiathèques, pharmacies, agences, restaurants, structures sportives ou culturelles. Trois gestes simples pour l’accompagner Vous pouvez l’aider sur trois points, sans prendre toute la place. Dresser une liste d’une dizaine d’employeurs proches de chez vous. L’objectif n’est pas de viser uniquement une grande entreprise, mais d’identifier des lieux accessibles, où un adolescent pourra réellement observer quelque chose. Relire avec lui un mail de candidature court et soigné. Il doit expliquer en deux phrases qui il est, dans quel établissement il est scolarisé, quelle est la durée du stage, et ce qu’il aimerait observer. Inutile de produire une lettre de motivation trop formelle : à cet âge, la clarté et la politesse comptent davantage que les grandes formules. Préparer ensemble le coup de téléphone. Un appel passe souvent mieux qu’un courriel noyé dans une

Blog

Métiers menacés par l’IA

Les métiers menacés par l’intelligence artificielle Par Antoine Landraing · 15/07/2026 · 6 min Votre adolescent hésite entre plusieurs voies, et une petite voix vous souffle la même question depuis des mois : « et s’il ne trouvait pas de travail en sortant de l’école ? » La crainte n’est pas tant que sa filière disparaisse. C’est qu’une bonne partie des métiers auxquels mène son diplôme se soit évaporée le temps de ses études, emportée par l’arrivée de l’IA. Besoin d’aider votre enfant à relier ses envies à des métiers et formations concrètes ? Trouver sa voieTrouver sa voie Les titres de presse n’aident pas. On y lit qu’« un métier sur quatre » va disparaître, que des géants de la tech licencient par milliers, qu’une machine à 10 000 euros par an remplace deux salariés. De quoi transformer n’importe quelle discussion familiale autour de l’orientation en source d’angoisse. Avant de paniquer ou de déconseiller telle ou telle voie à votre enfant, prenons le temps de regarder ce que disent réellement les études sur les métiers menacés par l’IA. Car la vraie information n’est pas celle qu’on croit, et elle change beaucoup la façon d’accompagner un choix d’orientation. L’IA ne remplace pas tous les métiers, mais elle transforme déjà la façon de travailler et les tâches confiées aux humains. Trouvez la voie faite pour votre enfant grâce à notre méthode unique Essayer maintenantEssayer maintenant Le chiffre qui devrait vraiment retenir votre attention La donnée la plus importante de 2025 ne concerne pas les métiers en général. Elle concerne précisément les jeunes qui débutent. Une équipe de chercheurs de l’université de Stanford a analysé les fiches de paie de millions de salariés américains. Leur conclusion, publiée fin 2025, est frappante : dans les métiers les plus exposés à l’intelligence artificielle (on vous donne la liste plus bas), l’emploi des 22-25 ans a reculé d’environ 13 % depuis l’arrivée massive des IA génératives en 2022 [1]. Chez les jeunes développeurs informatiques, la chute atteint presque 20 %. Le détail qui change tout : sur ces mêmes métiers, l’emploi des travailleurs plus expérimentés, lui, a continué de progresser, de 6 à 9 % [1]. Autrement dit, l’IA ne supprime pas le métier de développeur ou de chargé de clientèle. Elle rend plus difficile l’entrée dans la profession pour celui qui débute, parce que ses premières tâches, les plus simples et les plus répétitives, sont justement celles qu’une IA sait désormais faire. Pour un parent, cette nuance est capitale. Le risque ne porte pas sur l’existence du métier. Il porte sur la première marche de l’escalier, celle où votre enfant va se former et faire ses preuves. En d’autres termes, le métier que vise votre enfant ne va pas forcément disparaître. En revanche, trouver son premier emploi dans cette branche sera plus dur que jamais. Quels métiers sont réellement dans la ligne de mire Les professions les plus exposées partagent un point commun : elles reposent sur un fort volume de tâches standardisées, prévisibles et facilement numérisables. Ce sont des métiers où l’on peut décrire la tâche par une règle claire, et où l’humain n’apporte ni jugement complexe ni présence physique. L’étude Working with AI de Microsoft, comme les travaux de France Stratégie et de l’OCDE, dessinent à peu près la même carte [2][3]. À l’inverse, certaines activités résistent nettement mieux. L’OCDE estime que si environ 27 % des emplois sont fortement exposés à l’automatisation, seules 14 % des tâches sont réellement automatisables de bout en bout [3]. La différence entre ces deux chiffres, c’est tout l’espace dans lequel les métiers se transforment au lieu de disparaître. Les métiers qui résistent le mieux ont eux aussi un dénominateur commun. Ils demandent soit un vrai contact humain, soit une intervention physique dans des environnements qui changent sans cesse, soit un jugement trop complexe pour être codé dans une règle. Dès qu’une part importante du travail suppose de comprendre une personne, de s’adapter à l’imprévu ou de trancher dans l’incertitude, la machine décroche. Santé, terrain, énergie, cybersécurité : les métiers qui combinent présence humaine et jugement résistent mieux. Métiers porteurs ou sous pression : ce que disent les chiffres Pour rendre tout cela concret, voici deux courtes listes. Elles ne sont pas des prophéties. Elles croisent trois éléments utiles à une famille : l’exposition réelle du métier à l’automatisation, l’état des recrutements aujourd’hui, et l’affluence dans les formations qui y mènent. Un métier peut être porteur tout en étant très demandé en formation, ce qui change la difficulté d’accès. C’est précisément ce genre de nuance qu’une liste brute ne montre jamais. Cinq métiers sous pression face à l’IA Agent de saisie et employé de back-office. Ce métier figure en tête de toutes les analyses d’exposition. Ses tâches de saisie, de tri et de classement sont parmi les plus automatisables qui soient, et l’OCDE les range dans le noyau dur des activités reprises par la machine [3]. Ce n’est pas une filière d’avenir à viser pour un jeune. Télé-conseiller et opérateur de centre d’appels. Ces postes subissent déjà l’effet des agents conversationnels. C’est l’un des métiers où le recul d’embauche des débutants est le plus visible dans les données récentes [1]. Comptable et aide-comptable de premier niveau. Leurs tâches de saisie et de rapprochement sont largement automatisées. Attention à la lecture : le métier ne disparaît pas, il se déplace vers le conseil et l’analyse. Mais la porte d’entrée junior, elle, se resserre. Graphiste et illustrateur sur productions standardisées. Visuels simples, déclinaisons, packshots : ces activités sont directement concurrencées par les outils de génération d’images. Le portrait artistique, la direction de création ou le motion design complexe résistent bien mieux. Rédacteur et traducteur sur contenus génériques. Là encore, la traduction technique pointue, l’édition exigeante et le journalisme de terrain ne sont pas dans la même situation que la production de texte au kilomètre. Le point commun de ces cinq métiers n’est pas qu’ils vont s’éteindre. C’est qu’un jeune qui y débute affronte une concurrence directe de la machine sur ses premières tâches, celles qui servent normalement à apprendre le métier. Cinq métiers porteurs, dans des secteurs variés Infirmier. L’un

Retour en haut

Accède à la meilleure app d’orientation

Scanne ce qrCode pour télécharger Hopteo, l’appli qui simplifie ton orientation scolaire !

qr-hopteo-avril

Ton numéro sera uniquement utilisé pour t’envoyer ce SMS, rien d’autre !

Accède à la meilleure app d’orientation

Découvre Hopteo, l’appli qui t’aide vraiment à trouver ta voie !